Alimentation canine - quel type d'aliments donner à son chien ?

L’alimentation canine est un sujet qui a pris en popularité au cours des dernières années. Pourquoi ? Parce que l’on considère davantage aujourd’hui que le chien est un compagnon qui fait partie de la famille, qui a des émotions et qui a une santé à surveiller tout comme la nôtre. Par ailleurs, avoir une saine alimentation, équilibrée et variée, fait maintenant partie des mentalités des Québécois.


Selon moi, l’augmentation en popularité de l’alimentation au cru pour les chiens est fondée sur quelques études alarmistes sur la santé de nos animaux (ex. : cancers, cardiomyopathie, etc.) liés à une alimentation aux croquettes, ainsi qu’à un retour sur la biologie du chien et donc une alimentation plus naturelle. Peut-être avions-nous oublié que le chien est une espèce carnivore (1). Il est aussi un omnivore opportuniste (ou carnivore facultatif), c’est-à-dire que lorsqu’il n’a pas accès à de la viande ou de la nourriture de choix, il optera pour manger autre chose. L’hypothèse principale de l’évolution du chien tend à dire que le loup se serait rapproché de l’homme pour manger ses détritus puisqu’il manquait de nourriture. Il en demeure que d’un point de vue biologique, il a toutes les caractéristiques d’un carnivore (1) :


  • Dents pointues, non plates, des incisives jusqu’aux molaires. Ils ont des dents carnassières.

  • Mâchoires offrant des mouvements verticaux et non uniquement horizontaux. Les herbivores, tels que les vaches, font des mouvements latéraux pour manger et donc brouter les végétaux.


  • Estomac simple, non compartimenté, et très acide (pH plus petit ou égal à 1) permettant de mieux digérer les tissus animaux, en dissoudre leurs protéines et de tuer plusieurs types de bactéries.


  • Intestin beaucoup plus court que chez les herbivores, puisque les tissus animaux sont généralement plus simples à digérer que les tissus végétaux. Les aliments demeurent plus longtemps dans l’estomac que dans les intestins, tellement ils sont courts. De plus, les bactéries ont donc moins de chance de s’y installer.

  • Etc.


Selon la Dre S. Becker, une alimentation saine pour le chien devrait donc contenir 75-85% de produits animaux (40-50% de viandes/muscles, 5% d’organes et 30-40% d’os charnus) et 15 à 25% de végétaux (fruits et légumes) (2). La qualité de la viande, la digestibilité de la protéine (quantité de protéine digérée/quantité ingérée), le pourcentage de gras (lipides) ainsi que le pourcentage d’hydrates de carbone (les végétaux) sont à considérer (3).




Qualité de la viande :

La viande utilisée dans les mélanges commerciaux crus comme séchés ou faits maisons devrait être destinée à la consommation humaine. Pourquoi? Puisque l’on veut minimiser les risques bactériologiques. La viande non utilisée pour la consommation humaine, représente généralement des dérivés de l’abattage ou d’équarrissage (3). On parle donc des dérivés d’animaux sains abattus ou de restants d’abattoir et d’animaux morts ou malades.

Les aliments commerciaux pour animaux contiennent également souvent des sous-produits animaux. « Les sous-produits animaux sont des « matières crues » d’origine animale que les abattoirs ou les ateliers de découpe de viande ne peuvent pas vendre dans le circuit de l’alimentation humaine.» (4). Tous ne s’équivalent pas niveau qualité, ils sont en réalité classés en 3 catégories distinctes selon leur nature (4) :

  1. « Les sous-produits de catégorie 1, destinés à la destruction par incinération ou mise en décharge. » (4). Ceux-ci ne sont pas destinés à l’alimentation humaine ni à l’alimentation animale puisque comportant un haut risque sanitaire.

  2. « Les sous-produits de catégorie 2, éliminés par incinération ou enfouissement ou valorisés en engrais, biogaz ou compostage. » (4). Ceux-ci sont également interdits en alimentation humaine et animale puisque comportant un risque sanitaire modéré.

  3. « Les sous-produits de catégorie 3, en partie utilisables dans l’alimentation animale. » (4). Ce sont « des parties d’animaux de boucherie sains abattus en abattoirs et déclarés propres à la consommation humaine par les services vétérinaires d’inspection sanitaire. »(4) – poumons, mamelles, os, trachée, becs, peaux, sabots, cornes, plumes, laine, poils, etc. « Ces sous-produits, à l’exception des os et des cartilages, représentent une source intéressante de protéines animales de bonne qualité nutritionnelle pour l’alimentation industrielle des chiens. »(4). Les os sont bons pour les chiens puisqu’ils leur apportent des minéraux essentiels. Toutefois, une trop grande quantité d’os, mais aussi de cartilages peut poser problème puisque ce sont des vecteurs de protéines de mauvaise qualité nutritionnelle, peu ou pas digestibles par le chien. L’analyse de garantie des étiquettes d’emballage des sacs de croquettes nous permet toutefois d’obtenir des informations sur la quantité moyenne d’os et de cartilages, soit en se fiant aux taux de cendres affichés (%). Selon Guylaine Vandekerkhove, ingénieure en agronomie, santé et nutrition de France, un taux supérieur à 12% de cendres est généralement le signe que le sac de croquettes est trop riche en os ou en cartilages (4).



En résumé, il est préférable de préconiser les aliments dont la liste des ingrédients offre davantage de viandes de qualité entière – poulet, saumon, bœuf, etc.- plutôt qu’uniquement des sous-produits animaux.


Il est également bon de savoir que l’ordre des aliments sur la liste des ingrédients correspond à l’ordre en quantité. Si la mention poulet ou saumon est inscrite en tête de liste, cela indique que le poulet ou le saumon est l’aliment que l’on retrouve en plus grande quantité dans le produit alimentaire commercial (4).

Malheureusement, il n’existe aucune certification de qualité obligatoire pour les fabricants de nourriture pour animaux de compagnie au Canada. En effet, les normes établies par l’AAFCO (Association of American Feed Control Officials) pour l’industrie de la nourriture pour animaux sont facultatives, par participation volontaire et non obligatoire (3, 5). L’analyse de garantie des étiquettes d’emballage offre donc généralement que les valeurs nutritionnelles minimales (6). C’est-à-dire que l’aliment que vous venez d’acheter n’aura jamais un taux de protéines ou de gras inférieur au pourcentage indiqué sur l’emballage. Mais, il n’indique pas l’analyse nutritionnelle réelle de l’aliment.

Un simple calcul mathématique vous permet toutefois de la connaître (3, 6):


1. Afin d’obtenir le pourcentage réel minimum de protéines, de gras et de végétaux, il faut premièrement calculer le taux de matière sèche (a):​


100 - % de matières humides = (a)

2. Calculer le taux de protéines (b):


(% de protéines inscrit sur l'emballage / % de matières sèches) X 100

= (b)

3. ​Calculer le taux de gras (c) :

(% de gras inscrit sur l'emballage / % de matières sèches) X 100

= (c)

4. ​Calculer le taux de végétaux (d):

100 - (b) - (c) - 5 = (d)

5% correspondant au taux de minéraux moyens pour l’alimentation crue.

8% conviendrait davantage pour le calcul dans le cas d’une alimentation sèche.





Digestibilité de la protéine :


La protéine est un élément essentiel de l’alimentation canine, puisque composée d’amino-acides nécessaires au maintien de l’état physiologique du chien, de la croissance et de la gestation (7). Une protéine de qualité est une protéine qui se digère bien et augmente l’efficacité du système immunitaire (3). Ce qui s’observe par la quantité et la fermeté des excréments et par un chien en santé qui démontre une bonne résistance aux maladies, pas d’allergies, pas de perte de poils excessive et un pelage brillant et soyeux.



Les propriétaires de chiens offrant une alimentation à base de viande crue à leurs compagnons dénotent tous ces biens faits et bien plus encore : un chien moins gras, plus musclé et actif, un poil plus soyeux, une meilleure santé buccale, des selles réduites, etc. (8, 9). Ces signes sont davantage observés chez les chiens alimentés au cru, en grande partie du au fait que le processus d’extrusion pour la commercialisation des croquettes, transforme les protéines et dénaturent les acides aminés (3). Les protéines des croquettes sont donc moins bien assimilées et digérées par le chien que celles non modifiées retrouvées dans l’alimentation crue. Puisque la nourriture dite « crue » contient plus d’eau et se digère mieux, les excréments du chien sont donc fermes et réduits.

Crédit photo : https://dupetitfaubourg.chiens-de-france.com/bouledogue-francais,du-petit-faubourg,rubrique_43623_140709_1_0.html



Pour une alimentation bien balancée et donc afin d’optimiser le balancement des acides aminés, le chien devrait manger plusieurs (au moins 4) types de protéines différentes par mois (3, 10, 11). Une alimentation bien balancée est très importante et à ne pas prendre à la légère. En voici un exemple. Certaines croyances populaires énoncent que le chien qui se nourrit de viandes fraîches devient agressif, tel que le prédateur qu’il était. Si l’alimentation est bien balancée, cette idée est complètement fausse (11). Toutefois, des études ont démontré qu’une diète déficiente en tryptophane, un acide aminé précurseur de la sérotonine qui favorise donc un bon sommeil et permet de lutter contre les troubles dépressifs, apporte bel et bien un changement de comportement négatif chez le chien (11). Ce qui est tout à fait normal. Notre humeur ne serait probablement pas la même en réponse à un manque de sérotonine et de bon sommeil ! Une alimentation balancée et non déficiente réglerait rapidement le problème.




Pourcentage de gras :


Le gras est aussi un élément essentiel puisqu’il procure une source importante d’énergie pour le chien et joue un rôle dans la digestion, l’assimilation et le métabolisme de vitamines liposolubles (7). Sans parler de l’importance des acides gras essentiels, tels que les oméga-6 et oméga-3.


À savoir que les mélanges commerciaux d’aliments pour chien sont souvent trop riches en oméga-6 (augmente l’inflammation du système digestif) et pauvres en oméga-3 (réduis l’inflammation). Un rapport 2 :1 est idéal si l’on veut éviter les inflammations et donc les risques potentiels de cancer chez le chien, selon la Dre Karen S. Becker (2). Encore une fois, une alimentation bien balancée est hyper importante et à ne pas prendre à la légère.


Les recherches actuelles suggèrent également que le cancer chez le chien est en fait une maladie inflammatoire chronique, alimentée par nul autre que les glucides (2)…!




Pourcentage de végétaux (glucides) :


Les végétaux, aussi appelés hydrates de carbone, devraient représenter uniquement 15-25% de l’alimentation du chien pour diverses raisons.


1) Le chien ne produit pas d’amylase salivaire, soit une enzyme digestive lui permettant de bien digérer l’amidon qui se retrouve dans le blé, le maïs, les céréales, les grains, l’avoine, etc.) (11). Il faut garder à l’esprit que les croquettes, même celles dites « sans grains » contiennent toutes de l’amidon, puisque nécessaire à leur conception (12).


2) L’intestin des carnivores, comme le chien, est très court. Ce qui ne lui permet pas de bien digérer les hydrates de carbone. Certains animaux sont même totalement intolérants aux glucides. Aussi, certains féculents, tels que la pomme de terre, sont totalement résistants à la digestion des animaux de compagnie (7).


3) Par ailleurs, tel qu’énoncé plus haut, des études suggèrent que les cellules cancéreuses ont besoin du glucose des hydrates de carbone (glucides) pour croître et se multiplier (2). Dre Karen S. Becker recommande donc d’éliminer cette source d’énergie cancéreuse, notamment, les céréales transformées, les fruits avec du fructose et les féculents de l’alimentation de notre chien (11). Malgré tout, les hydrates de carbone sont largement utilisés en alimentation canine commerciale puisque c’est une source d’énergie abordable pour les fournisseurs.


Les chiens doivent tout de même consommer quelques végétaux, préférablement des légumes. Certains chiens le font même volontairement en mangeant des herbes, notamment pour combler leurs besoins en enzymes, en fibres, en antioxydant et en phytonutriments (11).





Croquettes versus cru : quel type d’alimentation privilégier ?


Le type d’alimentation, la marque ou le produit offert à votre chien doit être un choix personnel et qui doit être réfléchi. Difficile de faire un choix si l’on ne s’informe pas sur les bienfaits et les risques de chacune d’entre elles.


Plusieurs compagnies offrant des croquettes et du cru offrent des produits bien balancés, ayant un bon taux de protéines et de gras, ainsi qu’un taux réduit de végétaux. Faites vos calculs, assurez-vous le pourcentage de gras n’est pas plus élevé que le pourcentage de protéine, à un taux qui convient aux besoins de votre chien, à son mode de vie et à ses dépenses énergétiques. Dans l’idéal, recherchez un pourcentage de végétaux (hydrates de carbone) en dessous de 25%.



Pour ou contre l’alimentation crue ?


Pour plusieurs raisons, certaines déjà énoncées, le cru semble être une option intéressante :


1. Alimentation plus naturelle au carnivore qu’est le chien.


2. Augmente la digestibilité des protéines et apporte plusieurs bénéfices tels que la réduction des excréments, un poil plus soyeux, une meilleure santé buccale, etc. (3, 8, 9).

Crédit photo : Morelli G., Bastianello S., Catellani P., Ricci R. (2019). Raw meat-based diets for dogs : survey of owner’s motivations, attitudes and practices. Veterinary Research, 15 (74). Retrouvé sur : https://link.springer.com/article/10.1186/s12917-019-1824-x



3. Réduit les risques de cancers liés à une alimentation trop riche en hydrate de carbone (2, 11).


4. Ne contient pas d’agents de conservation à éviter : BAH, BHT, Éthoxyquin, etc. (3). Ceux-ci se retrouvent souvent dans les croquettes, mais pas toutes !



Si vous penchez pour une alimentation crue, il vous faut toutefois penser à ceci :


- L’alimentation au cru prend plus de temps et de préparation que de remplir un bol de croquettes. Est-ce très compliqué ? Non. Mais pour certaines personnes cela représente un inconvénient.


- Selon quelques études, l’alimentation au cru comporte un risque bactériologique pour nous les humains (10, 11, 12). La manipulation de la viande fraîche, l’environnement où le chien mange et où sont rejetées ses selles sont des situations/environnements dit(e)s à risque. À titre d’exemple, la salmonellose et les E. Coli sont des bactéries qui peuvent se retrouver après manipulation et consommation de la viande fraîche, mais contaminée, dans votre environnement (10). Les aliments crus commerciaux qui sont entièrement congelés comportent moins de risques de contamination qu’une alimentation à base de viandes fraîches faite maison pour votre chien (12). Le risque de contamination potentiel est également plus élevé chez les chiens étant nourri au cru versus aux croquettes (10). Il va sans dire que les croquettes comportent elles aussi un risque potentiel de contracter l’E. Coli et d’autres bactéries : si vous manipulez les croquettes, le bol du chien, et les selles du chien (10).



Lorsque vous manipulez de la nourriture pour chien, qu’elles soient fraîches ou séchées, votre comportement devrait être le même que lorsque vous manipulez le poulet ou le steak cru qui ira dans votre assiette. Il est donc conseillé de bien nettoyer l’environnement de coupe, les ustensiles de coupe, le bol du chien et vos mains après chaque manipulation ou utilisation (11). On en entend plus que parlé ces derniers mois, l’eau chaude et le savon détruisent les bactéries.


Pour finir avec ce sujet, je vous conseille également d’apprendre à votre chien à aller faire ses selles toujours au même endroit dans votre cour arrière. Vous éviterez ainsi de marcher dans ce secteur et diminuerez donc les risques bactériologiques. Lavez-vous les mains post ramassage ;) !

Évitez aussi de laisser votre chien vous lécher, principalement directement après un repas. Encore une fois, le cas échéant, on se lave les mains !


N’oubliez pas que le type d’alimentation et la marque ou le produit offert à votre chien doit être un choix personnel et qui doit être réfléchi. L’important est d’être bien avec votre choix et d’en comprendre les avantages et les inconvénients pour la santé et le bien-être de votre chien, mais aussi pour vous. Pour un chien en santé et heureux, il faut une alimentation bien balancée et adaptée au niveau d’activité physique et au mode de vie de votre chien.



Véronique Chantal













1. Larivière S. & Stains H.J. (2020). Carnivore – mammal order. Encyclopaedia Britannica Inc. Retrouvé sur : https://www.britannica.com/animal/carnivore-mammal/Form-and-function

2. Karen S. Becker (2019). 10 disease warning signs in your pet – could they point to a tumor ? Healthy pets. Trouvé sur : https://healthypets.mercola.com/sites/healthypets/archive/2019/01/06/malignant-neoplasm-in-pets.aspx


3. Formation « comprendre l’alimentation du chien » et « choisir une bonne croquette pour son chien » (2018). Patte d’eau bio, Karine Simard, Montréal.


4. Vandekerkhove G. (2013-2020). Les sous-produits animaux dans les croquettes, c’est quoi? Toutou pour le chien. Retrouvé sur : https://www.toutoupourlechien.com/sous-produits-animaux-croquette-chien.html


5 : AAFCO (2001). Association of American Feed Control Officials Incorporated. Official Publication. Atlanta.


6. Karnivore (2000). Analyses – l’analyse garantie des produits Karnivore. Les aliments alternatifs inc. Retrouvé sur : http://www.karnivor.ca/analyses.php


7 : Gautam A., Govil K., Thakur D., Kumar A., Saini KPS. (2018). Scientific dog feeding for good health and its preparation : a review. Journal of Entomology and Zoology Studies, 6 (2), 1683 – 1689.


8 : Hielm-Björkman A. & Virtanen J. (?). Exploratory study : 632 shared experiences from dog owners changing their dog’s food to a raw food (Barf) diet. The Faculty of Veterinary Medicine, Department of Equine and Small Animal Medicine, University of Helsinki, Finland. Retrouvé sur : https://www.helsinki.fi/sites/default/files/atoms/files/kokemuksia_raakaruokinnasta.pdf


9 : Morelli G., Bastianello S., Catellani P., Ricci R. (2019). Raw meat-based diets for dogs : survey of owner’s motivations, attitudes and practices. Veterinary Research, 15 (74). Retrouvé sur :

https://link.springer.com/article/10.1186/s12917-019-1824-x


10 : Schlesinger D.P. & Joffe D.J. (2011). Raw food diets in companion animals : a critical review. Canadian Veterinary Journal, 52(1), 50-54. Retrouvé sur : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3003575/


12 : Karen S. Becker (2017). 5 raw food mistakes to avoid with your dog. Healthy pets. Trouvé sur : https://healthypets.mercola.com/sites/healthypets/archive/2017/10/09/5-mistakes-dog-parents-often-make.aspx


13 : Fredriksson-Ahomaa M., Heikkilä T., Pernu N., Kovanen S., Hielm-Björkman A., Kivistö R. (2017). Raw Meat-Based Diets in Dogs and Cats. Veterinary Sciences, 4(33). Retrouvé sur : https://www.mdpi.com/2306-7381/4/3/33#cite


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Véronique Chantal, M.Sc.
Spécialiste en comportement animal

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